Et oui quand on plie on ne coupe pas, si non c’est la cata !
Les couleurs de la lame et du pli doivent être différenciées, pour éviter toute calamité
Pour que ta carte s’ouvre sans que le beau papier ne se voie déchiré,
Le rainage est l'ami, discret mais essentiel,
Qui ne transforme pas ton œuvre en lamelles.
Le stylet de rainage, à la pointe arrondie,
Vient caresser la feuille sans lui ôter la vie.
Appuie avec mesure, crée un léger sillon,
Comme le passage doux d'un frêle papillon.
Si ton papier tu as peur de déchirer ou trop marquer,
Vaporise quelques gouttes, l’humidité ainsi apportée,
Doucement le laissera s’embosser
Voici le grand secret que l'on oublie souvent :
On plie vers l'extérieur ce qu'on a marqué avant !
Le sillon que tu traces est le "dos" de ton pli,
Pour que le papier s'étire et reste bien mis.
La bosse à l'intérieur, le creux vers le dehors,
C’est ainsi que ton pli sera pour le papier un justaucorps.

Une fois le sillon tracé avec rigueur,
Le plioir en os vient sceller ton ardeur.
Lisse le bord plié d'un geste ferme et plat,
Pour un rendu de pro, digne d'un grand éclat.
Ta carte tiendra droite, fière sur le buffet,
Grâce à ce petit trait, si simple et si parfait.
